24 avril 2006
Commentaires
dans cette histoire de ville
de rue sans arbres
de feuille sèche oubliée par le vent
venue de loin
dans cette histoire de feuille
où séchait une larme
( elle avait évité la tache d'encre,
trop banale)
dans cette histoire de lettre
écrite avec des mots de merde
( la colère lui crevait la main,
trop brutale)
dans cette histoire de mots
de main levée de cris
de coeur retourné à l'envers
il n'y avait rien d'autre
que deux lignes parallèles
et un étonnement.
___
la lettre
Lucie Petit - 1998
L' étonnement-colère
Théorème à retardement
( Mais qui n ‘explosera probablement pas … On ne vendra jamais la mèche…)
Le poète trace les lignes a posteriori
Sa géométrie est sans sommation
Elle est une somme de gestes d'abord appris
On n'écrit pas sur les murs c'est interdit !
Mais ce n'est pas non plus impossible
Il s'entraîne sur des bouts de papier
Au début il les effleure
A la longue il les transperce
Guère après il les prend à témoin
Le poète et sa page sont devenus deux
L'écriture peut aligner ses courbes
A la fin c'est trop facile
L'entraînement calcule les écarts
Les parallèles se battent froid
Elles n'ont pas le choix du dessin
Comment esquisser le contour d’ un amour feutré
avec deux parallèles de crayon ?
Il a beau repasser, fignoler,
enluminer son esquisse à l'encre...
C'est le mensonge qui sévit, c'est la colère et l'empiètement des douleurs
qui vient en charpies déformer les traits.
Il faut de la tenue au support ténu
des feuilles ou sinon
leur parfum dans le temps
oublie la péremption
et s’étiole…
Pleurer en écrivant
Il a déjà essayé !
Faut voir le résultat…
De résultat il y en a pas …
ou du papier mouillé
totalement imbu
de ses larmes …
Chiffonnade amnésique
d'émotion
Il en fait des boulettes
il les jette derrière l'épaule
Des fois que...
La pensée magique il voudrait bien…
"Toi le Drame... passe toujours ton chemin !
Tu ne fais que brouiller les lignes
Tu n'est pas invité !"
Le poète agrippe au col la page blanche
la plaque au mur comme un malfrat
la laisse retomber, elle va n'importe où...
Le dernier signe inscrit
était, m'a-t-on dit...une croix.
Poème surgi ce soir en lisant celui de Lucie.
Les parallèles ont parfois des boutures…
___________________________________
Mth PEYRIN - Ce poème ira aussi rejoindre l'album :« Elles savent ce qu’elles disent »
sur la Cause des Causeuses .
Les poèmes en écho sont les bienvenus ( Vendanges spéciales…).
reconnaissance
est-ce que je recevrai des droits d'inspiration ou une reconnaissance de géomètre expert ??? (=O)
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=93943&pid=1757746
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :




