mots_tessons

Poésie

29 avril 2006

nosregards

Posté par mots_tessons à 09:44 - Manuscrits - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Un commentaire sur ce texte de Nicolas. J'ai le sentiment qu'il est difficilement lisible pour quelqu'un qui ne partage pas le contexte duquel il émane.

Nous étions assis au bord du Rhône, en novembre 2005, à hauteur de la cité internationale, et nous observions les cormorans plantés dans leurs typiques silhouettes. Oiseaux voraces me disait Nicolas. La lumière reste à portée de main.


Le ventre mou, c'est le ventre du Rhône. Suite au passage de Nicolas, j'avais écris un texte où il était question de ce ventre-là:

"il trempe
ses doigts dans
le fleuve
qui bien souvent
n'est plus que
le ventre mou
d'un long
poisson mort. "

Pour le reste, je ne peux rien en dire. Je ne le partage pas, je ne peux que l'accueillir. Il faut se laisser questionner par l'énigme douloureuse de Nicolas. La lumière est à portée de main, même si tout semble lointain.

Posté par Armand, 29 avril 2006 à 09:56

L'enfouissement dans le tendre...

Percutée par ce texte de Nicolas...

Je crois avoir tendrement opposé des mots tout aussi péremptoires...Le ventre mou... le ventre mort des désespoirs ne peut plus être le seul refuge... Il faut parvenir à regagner les berges et reprendre les goulées d'air qui manquent à la progression vers plus de sécurité. Envie de construire des barges poétiques dans le mitan des traversées des douleurs. Envie de tendre les bonnes perches ou de construire les canots de réconforts. Il est des nageurs qu'on a mis à l'eau prématurément...Les aimer... de toute urgence... les aider à s'aimer...

Posté par Marie.pOOl, 30 avril 2006 à 11:02

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