20 septembre 2006
Commentaires
Le Croquant N°38/39
Comme je te l'ai dit à Pollionnay en ayant le plaisir de retrouver des toiles de Winfried VEIT sur des planches de stand, ma rencontre avec sa peinture en Avril 2003 a été profondément marquante. Je viens de retrouver le N° du CROQUANT qui a repris les actes du colloque auquel il avait participé sur le thème : COMPRENDRE LA VIOLENCE, Quelles réponses ? Je retranscris ici son poème qui avait fait partie il me semble de son exposition de toiles très impressionnantes .
Indispensable
Violence
Energie contenue
Amie indésirable furie
Indivisible balance mobile
Force exaltante voracité
Guetteur d'obscure étincelle
Lumière d'éclatante cendre
Ombre fertile alternance
Etrangère déconcertante
Convulsion
Décréation subversive
entre refus et désir
Champ de tension
Création
W.V
J'ai été très impressioné aussi. C'est une peinture qui creuse immédiatement, qui frappe, qui interroge. Auras-tu la gentillesse de me prêter quelques temps ce numéro du Croquant?
Ces hommes vus de dessus, de plus haut qu'eux, verticales écrasées, me touchent au plus au point. Comme la main tendue que nous avons pu voir.
Sous le ciel blême
les vies soupirent
Entre engrenages
les soupirs tournent
Où est le rêve?
Sur la terre pâlissante
les chairs rugissent.
Pour la 6ème biennale d’art sacré actuel, à Lyon (Espace Confluences - église Saint-Polycarpe du 18 mai au 18 juin 2006), sur le thème de « L’homme debout », Winfreid Veit qui exposait a écrit ce qui suit pour présenter son travail. Ca m'a paru digne d'intérêt:
Le thème de « l’Homme debout » suscite en moi immédiatement un malaise. Même s’il évoque une tension vers le ciel, une aspiration spirituelle, c’est l’homme qui lutte, qui résiste, l’homme éveillé. Mais déjà l’homme qui prie, qui travaille, se plie et penche vers la terre.
Je ne peux envisager une position idéalisée, unilatérale et ignorer l’importance de son contraire dans un monde où la bipolarité s’impose comme principe de vie. L’exclusivité de la station debout est symboliquement intenable, physiquement insupportable et constitue une torture.
Faut-il ignorer et oublier la nécessaire horizontalité indiquée et matérialisée par la terre qui nous fait naître, nous nourrit, repose et reprend nos corps ? Du point de vue symbolique, la terre est un élément avant tout féminin. N’avons-nous pas tendance à mépriser notre part féminine en nous et la femme ?
Il me semble nécessaire de considérer l’Homme dans toutes ses dimensions, également dans ses faiblesses, sa fatigue, son sommeil, la maladie, la vieillesse, la mort.
Indissociables, les axes horizontal et vertical s’imposent, tous les deux nous rappellent la forme de la croix qui équilibre, unifie les forces contraires en son centre et symbolise le Divin.
Je propose pour cette exposition les deux axes :
Longue chaîne humaine dressée, liens et fraternité sur l’axe vertical, présence de cette tension entre terre et ciel, esprit et matière.
Masse humaine en mouvement, à hauteur d’homme, dans son contact à la terre et à la mort, symbolise la vie matérielle physique, le lien entre les vivants et les Dieux.
Winfried Veit parle de son travail de peintre dans une petite vidéo:
http://www.mairie-albignysursaone.fr/sections.php?op=viewarticle&artid=279
Symbolisme charnel
Encore une bonne raison d'approcher cette oeuvre fortement incarnée, même si l'artiste s'efface devant ce qui le traverse intensément . Une belle rencontre en perspective, je sens ce peintre très proche de ta propre aventure...
Beaucoup grâce à toi cette découverte forte. Sur internet, c'est dommage, on ne trouve finalement que peu d'informations sur son travail. Il faut vraiment creuser. On trouve quelques bribes sur le site de la commune d'Albigny sur Saône qui l'a plusieurs fois exposé et qui a acquis l'une de ses sculptures (une vidéo de son installation est disponible sur le site de la commune).
soufflé
je suis touchée. C'est écrasant, suffoquant et pourtant je respire, je n'entends que le son de mon souffle. C'est enlarmant. ça m'enlarme. et je ne peux plus bouger. Je ne tiens plus qu'à mon souffle. Tout à été soufflé.
Je ne connaissais pas Winfried Veit.
Je vais partir à sa découverte.
Bien à tous.
Aurélie
Pour continer la découverte j'ai prélevé quelques-unes des trop rares images qu'on déniche sur le net. J'espère en trouver d'autres encore.
larmes
Superbe. A couper le souffle. A pleurer.C'est l'homme en marche, l'homme qui marche, l'homme en route...Après ça, on a le coeur plus grand ,plus ouvert et on fait partie du monde.
mais je suis là!
je clique par hasard dans "écrivains"..( emmanuelle, je connaissais). Pourquoi " lieux communs?"
Faute de mieux... parce que dans la "bulle" au dessus de votre blog, il y a quelques temps, quelque chose évoquait cela, quelque chose de cet ordre-là en tout cas, je ne sais plus trop. Si vous me proposez mieux je change sur le champ!
lieu...
ah oui c'est vrai " nous avons un seul lieu commun, le langage.." J'avais oublié...En tout cas merci de m'avoir mise ici. Vos peintures sont superbes, j'ai regardé le diaporama cet a.midi, avec les nouvelles peintures.Quelque chose chez vous me fait penser à Giacometti.
Lieux communs, en écriture, ça fait un peu ...péjoratif, non ? Mettez juste mon nom, ou "marie virgule"..Merci...
Voilà.
"Lieux communs" n'était surtout pas péjoratif.
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