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Poésie

21 janvier 2007

Ce qui s'abstient de n'être pas

Jean-François Perrin

(La Bartavelle)


Dans l'ombre incessante

l'eau se réserve

à la caresse du vent

*

Ravinée d'étoile

la paix noire


la nuit

aux doigts de vent


Abgrund1__1_

                                                                            peinture Barbara Schroeder


Les maisons bougent

les murs se fendent


les pierres remontent

et les peines


*


L'autre jour


où les arbres

n'ont pas de double

 


Bibliographie séléctive:

Poésie:

- Café Truphémus, Encres vives

- D'une main absente, Encres vives

- Ce qui s'abstient de n'être pas, La bartavelle

- Feu d'herbes, Pré#carré

Articles sur Rousseau, le conte oriental:

- Penser l’hégémonie : intolérance et Lumières dans Rousseau juge de Jean-Jacques

- L’invention d’un genre littéraire au XVIIIe siècle : le conte oriental

Ouvrages collectifs:


- Diderot-Rousseau : Un entretien à distance Diderot-Rousseau : Un entretien à distance

- Du genre libertin au XVIIIe siècle Du genre libertin au XVIIIe siècle

- Le Conte merveilleux au XVIIIe siècle : Une poétique expérimentale Le Conte merveilleux au XVIIIe siècle : Une poétique expérimentale

 

Jean-François Perrin est également responsable de la revue Féeries (Université Stendhal, Grenoble). Cette revue annuelle est publiée par l'Unité mixte de recherche LIRE (Littérature, idéologie, représentations) / CNRS n°5611. Elle est consacrée au conte merveilleux de langue française, du XVIIe au XIXe siècle.

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16 janvier 2007

Jean-Claude Bourdais

Et la mer disait...

(Chambelland, 1988)



La mer roulait ses vagues, l'amour creusait son gouffre
Et la mer disait:
On ne peut pas t'aimer puisque tu ne veux pas aimer,
chaque seconde te fera chuter plus encore,
le silence des autres te tuera
car tu n'écoutes pas...

Et la mer disait:
Tu demandes trop:
tu n'auras que le vent dans ses cheveux
la trace de son corps dans le pli des draps
l'odeur de son cou sur tes joues
le froid de ses mains dans les tiennes...

Et la mer disait:
Ne reviens pas en arrière,
tourne en rond dans ton désert,
je suis haute, je suis pleine,
je taperai sur la digue jusqu'à la nuit des temps...

Et la mer disait:
N'aie pas peur,
ta vie n'est même plus à perdre...

[...]

photos___Mimizan_474__

                                                              photo a.d 2006

Il reste debout
noir d'écume   blanc de rage

Et la mer disait:
Tu alignes les mots sans savoir ce qu'ils mentent
tu joues avec eux comme les gens avec toi,
tu crèveras de ne te reconnaître nulle part
dans tout tes miroirs...

Et elle disait:
Ne te cherche pas en moi,
tu ne trouveras que...


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13 janvier 2007

Mohammed El Amraoui

ce côté-ci et alentour

(le dé bleu, 2007)



                Sur moi

                toujours papiers

                pour noter cri bref

 

                et é

                crits brefs -

divers9_002   

                                          (photo a.d 06, détail d'un tableau d'Aurélie Noël)


                le mot papiers s’est chargé de trop d’exil ;

 

                l’avoir menace d’exclusion l’être : être ailleurs ou

                ici selon avoir ou pas des papiers (le mot est

                 faible). Et si seulement on cesse de savoir

                où

                l’on naît, que

                se passera-t-il de si grave,

                dit mon fils

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