15 août 2007
André du Bouchet
V
Je sors
dans la chambre
comme si j'étais dehors
parmi des meubles
immobiles
dans la chaleur qui tremble
toute seule
hors de son feu
il n'y a toujours
rien
le vent.
X
Je freine pour apercevoir le champ vide, le ciel au dessus du mur. Entre l'air et la pierre, j'entre dans un champ sans mur. Je sens la peau de l'air, et pourtant nous demeurons séparés.
Hors de nous, il n'y a pas de feu.
(Dans la chaleur vacante suivi de Ou le soleil, Poésie/Gallimard, p. 64 et 69)
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