11 octobre 2007
Valérie Rouzeau
Ne plus tenir debout quelquefois tu disais.
Depuis quoi j'ai rêvé que je te relevais que je te relavais et que tu retombais.
Dans la pièce la plus froide tu te serais cassé.
Quand bien même je t'aurais mis debout et tenu aux épaules et parlé à l'oreille apporté des lilas ça n'aurait pas marché.
D'ailleurs je t'ai pleuré dessus ça ne t'a pas remué ni quand j'ai pris ta main dans mes mains bonnes à rien ni rien.
Tu te serais cassé.
Trêve d'éternité
(Pas revoir, Le dé bleu, 1999, p.72)
Commentaires
Avec GUILLEVIC...
Ce n'est pas moi
Qui fermerai,
Pas moi qui crierai
Pour la fermeture.
C'est qu'on me fermera.
[...]
Ici
L'air est coupant
Comme ce qui sera
Pour la fin de tes jours
[...]
Je m'étais endormi
Dans les destins de l'herbe.
[...]
Il faudrait accepter
Pas la mort
mais la mienne.
__________________
Sphère, NRF Poésie Gallimard, 2003 , 17-20.
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