mots_tessons

Poésie

11 octobre 2007

Valérie Rouzeau

 

  Ne plus tenir debout quelquefois tu disais.
  Depuis quoi j'ai rêvé que je te relevais que je te relavais et que tu retombais.
  Dans la pièce la plus froide tu te serais cassé.

divers8_022

  Quand bien même je t'aurais mis debout et tenu aux épaules et parlé à l'oreille apporté des lilas ça n'aurait pas marché.
  D'ailleurs je t'ai pleuré dessus ça ne t'a pas remué ni quand j'ai pris ta main dans mes mains bonnes à rien ni rien.
  Tu te serais cassé.
  Trêve d'éternité

                    (Pas revoir, Le dé bleu, 1999, p.72)

Posté par mots_tessons à 20:40 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Avec GUILLEVIC...

Ce n'est pas moi
Qui fermerai,

Pas moi qui crierai
Pour la fermeture.

C'est qu'on me fermera.


[...]



Ici
L'air est coupant

Comme ce qui sera
Pour la fin de tes jours


[...]

Je m'étais endormi
Dans les destins de l'herbe.


[...]


Il faudrait accepter

Pas la mort
mais la mienne.


__________________

Sphère, NRF Poésie Gallimard, 2003 , 17-20.

Posté par Mth P, 13 octobre 2007 à 07:43

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=93943&pid=6505340

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :