14 janvier 2008
Charles Juliet
Ils attendent.
C'est le deuxième jour.
L'homme ne devrait pas tarder, mais il reste peu d'espoir. La veille, les hommes du village avaient constitué deux groupes. Le premier s'était rendu à la rivière - une rivière aux eaux profonde et en amont du barrage, large d'une centaine de mètres. Les second groupe avait cherché dans les granges, les maisons en ruines, dans ce bois où à l'automne le cantonier s'était pendu.
Au retour
de l'école, l'enfant avait
englouti sa tranche de pain et son sucre,...
C'est le soir
du troisième jour.
L'enfant a besoin d'un mouchoir qui se trouve dans la pièce voisine où il n'ose aller. il ne peut toujours pas parler à la mère, ni lui demander ce petit service. D'ailleurs, même s'il le pouvait, il s'en abstiendrait. Il veille à a cacher qu'il est en permanence dévoré par la peur.
(La Fugue, mise en livre et eau-forte d'Anik Vinay, Atelier des Grames, dec. 2007)




