mots_tessons

Poésie

21 janvier 2008

Dominique Quélen


levé tôt, foncé, détérminé, tôt trempé dans l'aube. Pas gymnastique: les lois se laissent mieux penser en plein jour. Tout ce qui était presque s'accomplissant. Les causes, les effets. Le bloc du monde enfin découpé. Rien dont la raison échappe. Comme dans une cave, une outre où cogne un corps sans force. Près de rompre, toujours. Et l'outre et la cave (d'un coup) sont ouvertes. Oublié ce qui manque


chantier3

travaillé dans l'épaisseur au bleu de coupe: un trait, une entaille. Pour remédier (à ce qu'on dit) par de simples retouches. De là l'évasement soudain du corps en toutes zones et division. Le visage avec sa partie molle arrivée d'un côté, de l'autre les angles, les parois sèches. Dans l'entre-deux, diminution des surfaces. A peine un point près à se plier. D'avoir fait un éclat


(Petites Formes*, Editions Apogée,  2003, p.21 et 76 )

entendre

lire ici et

*(et non Petites choses)

Posté par mots_tessons à 22:42 - Poésie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

amusé

je trouve très amusant que mes "petites formes" deviennent des "petites choses" ! Ce n'est pas gênant du tout, et c'est même assez réaliste...
Et puis merci de toute façon.
Allez, amitiés.
D.

Posté par dominique quélen, 23 avril 2008 à 21:15

C'est corrigé. Mes excuses!

Posté par a.d, 25 avril 2008 à 10:25

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