16 mars 2008
Attentivement
Charles Juliet
(lettres d'ami(e)s)
... à ce propos, le mot Ain ou Ayn en arabe veut dire à la fois œil et source: regarder la source, se ressourcer dans le regard de l'autre, aller regarder profondément pour y accéder, c'est cela le sens de ma lecture de tes phrases.
...votre écriture est tournée vers le dedans, mais, dans une dynamique psychique étayée par l'usage de trois pronoms: le "je" qui observe, sonde, veille, le "tu" qui interpelle, accompagne, ressuscite, le "il" qui raconte, considère, l'un cachant parfois l'autre. Ces différents écarts dessinent une carte, non du territoire de l'égo comme pourraient le croire ceux qui ne connaissent les grands espaces qu'à l'extérieur d'eux-mêmes, mais celle d'un territoire ouvert.
[...] Ensuite, vous vous exprimez à partir d'un espace gagné sur la peur. Votre œuvre est née d'une faille, l'abandon d'une mère. Mais de cette faille a émergé une écriture développant progressivement de puissantes racines.
(Attentivement Charles Juliet, Lettres d'ami(e)s, Jacques André Editeur, 2008. extraits p.61 / p.75-76 )
Charles Juliet, l’exultation calme
Vidéo envoyée par portail_culture_lyon
ont participé: Rodolphe Barry, Fanny Batt, Michel Bazin, François Bon, Jean-Claude Boudrais, Robert Bouvier, Bernard Cadoux, Guylaine Carrot, Joël Clerget, Jean-Gabriel Cosculluela, Anne de Boissy et Sylvie Mongin-Algan, Tanguy Dohollau, Marie-Jo Drecq, Armand Dupuy, Mohammed El Amraoui, Bernadette Etcheverry, Jacqueline Ferret, Paul Gravillon, Michèle Hien, Cypris Kophidès, Max Lafont, Anne Lauricella, Christian Lux, Florence Marguier, Geneviève Metge, Marie Morel, Véronique Morin, Rajak Ohanian, Paul Otchakovsky-Laurens, Marie-Thérèse Peyrin, Didier Pobel, Yves Prigent, Chantal Ravel, Thierry Renard, Michel Reverbel, Emanuelle Rey, Stephane Roche, Marie-Ange Sebasti, Laurence Seguin, Jean-Pierre Siméon, Tchangodeï, Michel Vannet, Emmanuel Venet, Joël Vernet, Geneviève Vidal, Sylva Villerot, Anik Vinay. // 1ère et 4ème de couverture: Bobi + Bobi
Commentaires
Pour ne pas interrompre le charme...
Ce poème de Charles tiré de l'OPULENCE DE LA NUIT
La vague te saisit
te soulève
t'emporte au large
le temps a pris fin
la lumière avivée
de l'immense
qui t'accueille
calmement bercé
par la houle
dans la paix
une joie mêlée
de douleur
p.114 , P.O.L., 2006
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