mots_tessons

Poésie

25 avril 2008

Dominique Quélen


plage de Coxyde. Les nuages avancent droit. La digue, pierres et briques alternées, poignées d'herbes dans les jointures. Clarté de l'air uniformément répartie. Moteurs lointains (hors des opérations du jour). Flaques d'ombre en mouvement. Fille tenant un poids mort à la main: une apparence d'algues et de cordes. Sac hermétique à transpiration sèche. Les pensées viennent par à-coups. jambes nues. Bottes jaunes. Mi-Avril

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le pain du crâne, une source. Et tu voudrais déjà commencer à vivre. Attends: attends d'abord la fin ( pour naïtre) de ta mort. Une source, et jamais la moindre rive. Aussi bien fleuve, ou couleuvre d'eau bleuie entre des corps dont chacun porte en lui un nom étranger. Et qu'approche un autre nom, plein d'une eau pareille où tout se mélange, un nom pour ce qui reste

(Comme quoi, L'act'mem / la rivière échappée, 2008, p. 18 et 44)

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