22 juin 2008
Nicolas Grégoire
Arvo Pärt - Alina
Pour Marc Dugardin
décaler
la tête
contre
trop de
mon père
peur d'être
sans prise
le ventre
ou
- peut-être que
tu aurais dû
mettre
autre chose -
les nerfs
comme des aiguilles
Du ! Dein Mutter
ist tot
gorge pleine
obstruée
ou
mimée ouverte
jusqu'à
mordre baxter
avec promesse
de mort
chevaux autour
bière seul
pour forcer
l'air lourd
le crâne
- toujours ça
le crâne -
à coups
de sons
répétés
et le cul
colle
aux chaises
d'une nuit
qui tarde
ça rit
de loin
s'épuiser
vomir
quitter aiderait
si seulement
y avait
assez
(se tirer de, 2008, inédit)
On peut lire également trois textes de Nicolas Grégoire dans le dernier numéro de la revue N4728. Il est d'ailleurs l'heure de s'abonner ou de se réabonner.
Mohammed El Amraoui
Le monde ruine n’est que ruine, dit ma sœur, et fantasme.
un phasme
séjourne sur ma face.
Aimée, aimer c’est mon nom, gravures douleurs très précoces, entends le ciel jacasser, et certitudes meurtrières, dégoulinades rouge pinard, biffures par terre, tertre, registres et choses manuscrites,
Cinquième semaine affleure dans les aisselles de mon chemin
avec des tessons de verre, des débris de machines rouillées. Le ciel,
le ciel
tombe dans une encre de poète et titubant sur ses jambes comme
sur
les échasses d’un alphabet.
(Accouchement de choses, Dumerchez, 2008, p.31 et 34)





