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Poésie

26 janvier 2009

Cécile Guivarch



heurts cognent dur au corps ces sommes de petits coups portés loin s'en faut y voir clair et puis déjà yeux fermés comme ça rien n'y fait c'est en toute logique pas tant que là où mince m'y coince les doigts que ça part en vrille de tous les côtés à ne plus savoir quoi du doigt ou de l'œil voit le plus clair à côté de ses pompes et puis zut comment y revenir après tout histoire de pas grand-chose qui tient au souffle respirations de tout un siècle ou deux de générations qui se succèdent ici là pas forcément mais qui sont autant brins bouts des racines


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quelqu’un au jardin il n’en a que le nom si envahi décombres bouts de ficelles tôles coquillages os de seiches gravats ail caché sous vieux pieds de tomates herbe à lapin orties crabe surtout là-bas enterré sous le pommier le carillon de mariés puis les casseroles quelques économies les vieux papiers top secrets de polichinelle par ces temps qui courent mieux vaut mettre de côté des boîtes de conserve cacher quelques pommes


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l’autre le fou va pas signer ça emmerde grave les dix autres attendent que la part de la galette et la fève s’ils peuvent sont prêts à tout si pouvait être un peu plus fou serait top mis sous tutelle n’aurait rien à dire et puis toc pauvre mec prend ça dans les dents où tu veux ne fais pas chier dors va Aimé interné décès à Pont-l’Abbé seul sonne pas comme prénom laisse sa part à ses trois frères Germain Alphonse et Marcel une sœur Désina à eux deux la touche de poésie filée au ciel reste le gâteau à couper en trois parts égales bout de terre ne vaut pas grand kopek inculte juste un petit bout de lande


(Coups portés, inédits, textes en cours d'écriture, 2009)

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22 janvier 2009

Pollock attend Pollock


Le vertige Pollock. Et peut-être comment nous nous atteignons par Pollock, figure et énigme. Pendant quelque 70 pages nous tournons dans cette cage où Pollock s’acharne à s’échapper, à tomber en lui-même.

(Lire ici, chez Jérémy Liron)

Lire aussi:

- sur Terre à ciel

- Chez Joachim Séné / Journal écrit


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télécharger

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19 janvier 2009

En attendant Pollock... (3)


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15 janvier 2009

En attendant Pollock... (2)


Pollock a connu des moments de bonheur, tout de même ; et il est très probable que ces moments se déroulèrent à East Hampton. Il passait de longues heures dans la nature, avec la nature. Si l’on veut mesurer et sentir le changement de l’art dans son rapport à la nature, il faut citer le peintre américain qui aurait dit : « je suis la nature».

(Olivier Deprez / Blog La nouvelle lettre du jeudi. Lire la suite de ses notes sur une biographie de Pollock par Steven Naifeh et Gregory White Smith )


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13 janvier 2009

En attendant Pollock...


Hans Namuth […] a tourné deux films, en 1950, dans l’atelier de Jackson Pollock, à East Hampton où il vivait depuis son départ de New-York en 1945.

.

Le premier film, en noir et blanc, tourné au début de l’automne dure six minutes. Il est enregistré en un long plan séquence dans l’atelier, tandis que l’artiste travaille à une toile posée à même le sol, sans châssis. On voit Pollock travailler, comme s’il avait entièrement oublié la caméra, à Autumn Rhythm : Number 30 et à One : Number 31.

Le second film, tourné en couleur, dure dix minutes. Il est plus ambitieux et a nécessité un méticuleux montage. Il porte sur deux expériences, menées en plein air, devant l’atelier — sans doute pour éviter les frais supplémentaires d’éclairage de l’atelier. On y voit tout d’abord Pollock peindre sur une longue toile posée à terre. Il exécute ensuite une œuvre sur une plaque de verre, tandis que la caméra est placée en dessous. Pollock y dispose des éléments en fer, des bouts de papier, avant de passer à la peinture. La plaque de verre qui a servi au tournage du film, aujourd’hui intitulée Number 29, 1950, est conservée à la National Gallery d’Ottawa au Canada.

[…]

Pollock


Hans Namuth est venu durant tous les week-ends d’octobre et de novembre. Les exigences techniques ont fait que quelques minutes de plan utilisable demandèrent une journée, parfois un weekend entier de tournage. Hans Namuth savait très précisément ce qu’il voulait et était aussi directif que parfois autoritaire. À la fin de la dernière séance, Pollock est rentré chez lui et a pris, pour la première fois depuis deux ans, une bouteille de bourbon et s’est mis à boire sans s’arrêter — ne cessant de dire « je ne suis pas un imposteur ». Une immense détresse le saisit.

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(Texte extrait de Jackson Pollock ou l'invention de l'Amérique, Fabrice Midal, Editions du Grand Est, 2008. Premier chapitre téléchargeable.)

*

On peut aussi jouer à Pollock sur écran. Drôle 30 secondes mais ne casse pas trois pattes à un canard.

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04 janvier 2009

Nicolas Grégoire



21.12.08

 

 

Les chiens, très peu, en retard. Sûr qu’on ne pourra rien dire d’autre là-dessus. On pensait plus mais non. Pour le reste, perte encore avec une image qu’on n’arrive pas à caler. Le bruit seulement qui tambourine entre entrée et sortie de cabinet.

 

Point.

 

 

 

22.12.08

 

 

A l’écart. Juste un passage et on sait ce qui manque ou pèse ou je ne sais quoi. Demain seul avec ses 8 heures de vol, même plus. On bute encore, tête première contre, qu… , quoi ?

 

Vide. Ce n’est que pure perte encore.

 

              ng_rwanda

 

 

 

28.12.08

 

 

 

Carnet tendu à vide. Impression d'échec, encore, on ne s'accroche qu'à un sourire. Rien de plus. On est donc finalement toujours aussi seul, on le sait, dans son jus - à côté plutôt - ou autre ou.

 

 

 

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31.12.08

 

 

Très peu, etc. Dire plus mais non, roue libre encore et creuse. Pollock glisse. Retour de tête, le poids posé ailleurs, on n'est pas plus ici ou là mais ça tient, de peu. Paysage et le reste. Sans jamais savoir, on finit à côté, ici aussi, dans le silence de ses murs.

 

(Ça qui frappe après angoisse, doutes, et rire.)


(extrait de ses restes / de loin, inédit, 2008) / Photo Nicolas Grégoire, Rwanda, 2008

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