mots_tessons

Poésie

26 mai 2009

Bruno Fern


 

au mot près

 

 

  à Geoffrey Hill

 

 

 

des copulations de grenouilles : voilà que nous sommes

 

tombés en plein dedans, ni intrus ni vraiment à notre place – ce qui laisse une impression difficile à dépasser, un décalage permanent, pas seulement entre les paroles et les gestes ;

 

d’autres ont des phrases sûres de leur coup ils enchaînent à la perfection qui n’est pourtant pas de ce monde rectifient (avec raison) en coagulations

 

savent au nom de qui faire couler la circulation sanguine ses limites qu’ils excèdent allègrement

 

faut dire que l’engendrement n’est pas leur truc : spécialistes de la déliaison, promoteurs cool de quartiers pour seniors, etc., ils laissent des traces les suivent s’écartent toujours plus

 

loin des marais fendent

 

l’air et les crânes depuis des siècles parfois une voix s’élève à hauteur variable une

 

gueulante composée

 

(texte inédit, extrait de Livres)

*

Bruno Fern est  l'auteur de Cheval porteur. Des textes sont également parus chez remue.net.

Enfin, lire un article de D. Quélen à propos de Cabine double.

tra_017

Posté par mots_tessons à 18:26 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

plaie mobile

qui gueule,
en coin,
ses idées,
courtes,
sous casque,
à pointes,
sous
rire,
sous
frire,
sous
pire,
co-populations,
co-activées,
co-agulées,
clos-portées ..

Posté par V+, 07 juin 2009 à 21:14

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