07 juin 2009
Antoine Emaz
Au fond de l'ombre, il y a la terre meuble
puis la terre sèche et serrée, compacte,
et ensuite, la pierre.
Arrivé à cela, on cesse d'écrire. C'est
tout pour aujourd'hui.
quatre mois de presque rien
broyé dans la terre qui parle
Il en reste toujours sous les ongles.
.
(Poème de la terre, La Bartavelle, 1986)
Vient de paraît Lichen, Encore... on en parle ici.
Commentaires
Quand on croit échapper à Emaz, il revient et insiste.
oh que oui!
il y a. sans nécessité. ramassé de langue, peu de mots, maigre de parole, langage où passer au travers. du plus pauvre toujours. encore une fois.
et côté capacité de dire, juste venu, un truc court, maigre, mais central, tout à l'heure, mal dit.
rien écrit depuis plusieurs semaines.
écrire peut être même la question.
perdre la lang ? le langage toujours trop gras. à quand y passer au travers. y couper ? espérer encore ?
Je signale la parution d'une petite plaquette d'Antoine Emaz, "Pas sûr", aux éditions contre-allées (5€)...à l'occasion du festival Poètes au potager. On peut déjà le réserver auprès de:
Contre-allées
16 rue Mizault
03100 Montluçon
mais vite, tirage à seulement 150 exemplaires.
(je peux envoyer le bulletin de souscription à qui veut.)
Et dans la même foulée, une plaquette de Roger Lahu, "On dirait que ça serait la mer" (6€)
Chèque à l'ordre de "Contre-allées poétiques"
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